Le mois d’or est une tradition bien particulière qui prend racine en Chine.
Le mois d’or fait référence à l’adage « 40 jours, 40 ans ». L’idée est de ritualiser la période postpartum et de considérer comme sacrés les 40 jours suivant la naissance de votre bébé.
40 jours pour s’arrêter.
40 jours pour guérir.
40 jours pour développer un lien d’attachement avec votre bébé.
La manière dont on prend soin de soi durant les 40 premiers jours aurait un impact sur les 40 années suivantes.
Apprendre à nourrir bébé, favoriser la guérison de l’utérus et du corps entier, laisser les processus de la lactation opérer, se relever tranquillement, honorer ce passage psychique de femme à mère.
L’idée est de laisser le temps au corps et à l’esprit de s’acclimater à sa nouvelle réalité.
Sur d’autres continents, le passage vers la parentalité est reconnu par l’entourage et à plus grande échelle, par la société.
En Inde, la femme qui donne naissance est invitée à déménager temporairement chez ses parents afin que ceux-ci puissent prendre la relève des soins aux enfants aînés, des repas, des tâches ménagères, etc.
Dans certains pays d’Afrique, la grand-mère de l’enfant offre un bain de beurre de karité et un massage à sa propre fille qui vient d’enfanter.
Au Mexique, la période des 40 premiers jours s’appelle la « cuarentena » qui signifie quarantaine. La femme mexicaine se confine le temps de permettre à son corps de guérir, d’apprendre à nourrir son bébé et de connecter avec celui-ci.
En Chine, les femmes qui donnent naissance se doivent de respecter certaines règles strictes :
- adopter une position horizontale;
- limiter les déplacements;
- être libérée de toutes tâches domestiques;
- favoriser la guérison du corps avec la chaleur ;
- ingérer des plats adaptés et nourrissants;
- recevoir des soins appropriés;
- éviter tout ce qui perturbe l’esprit comme la lecture ou encore la télévision.
Ce qui peut paraître à première vue bien limitant, cache une sagesse et un objectif clair : permettre au corps et à l’esprit un rétablissement et reconnaitre l’ampleur des grands bouleversements.
Le corps met près d’un an à porter la vie et donner la vie. Pourquoi ne pas honorer la période qui suit cette grande transition?
Actuellement, les images qui sont véhiculées sont poussée par la performance. On glorifie la mère qui assiste au match de soccer de son aîné une semaine après la naissance de son bébé. On normalise le fait qu’une mère doive se déplacer en plein hiver pour aller porter son aîné à la garderie. On trouve normal que la mère qui vient tout juste d’enfanter reçoive ses proches pour un repas.
La société dans laquelle nous évoluons ne met pas de l’avant l’idée de vivre en communauté afin de soutenir une famille qui vient de mettre au monde un bébé.
Ça prend un village pour élever un enfant.
Est-ce que votre village a répondu présent après la naissance de votre enfant?
Et si l’on envisageait davantage de douceur dans la période qui suit la naissance du bébé?
Et si l’on y voyait une occasion de s’arrêter?
Et si l’on voyait cette opportunité de vivre le quatrième trimestre de la grossesse en respectant nos limites?
Et si l’on misait sur le repos pour ensuite voler de nos propres ailes?
Et si l’on s’entourait d’un village pendant le quatrième trimestre?
Le quatrième trimestre correspond à la période charnière et sensible d’une durée approximative de trois mois après la naissance du bébé, où de nombreux changements hormonaux s’opèrent, où le corps dépense beaucoup d’énergie pour la guérison de l’utérus, où le phénomène de la lactation se met en branle où l’on apprend à nourrir son bébé d’une manière ou d’une autre. Où on répète jour après jour des gestes tendres pour prendre soin de notre bébé et créer un lien d’attachement.
Au Québec, depuis peu, une entreprise unique permet de goûter brièvement à la médecine du mois d’or. Vous avez la possibilité, le temps de quelques jours, de vous rendre dans un endroit où plusieurs professionnels sont au service des nouveaux parents.
La retraite postnatale Le Freyja, qui est offerte actuellement dans Lanaudière, offre un répit, un espace doux, un environnement pensé par des parents pour faciliter ce moment.



Crédit photo : Émilie Therrien photographie
Les séjours sont réservés exclusivement aux parents d’un bébé âgé entre 0 et 12 semaines. Les parents sont logés, nourris, accueillis, divertis, écoutés, vus et entendus.
Les nouveaux parents ont la possibilité de se montrer vulnérables, de se faire servir et d’échanger avec d’autres familles qui vivent les mêmes réalités.
Ils ont la possibilité de comprendre certains phénomènes physiologiques qui s’opèrent pendant la période postpartum.
Ils ont la possibilité d’affiner leur qualité de présence envers leur enfant.
Ils sont invités à bouger leur corps selon les fondements du yoga, à renouer avec leur corps avec l’ostéopathie et la massothérapie, à ritualiser la maternité avec les soins de la doula postnatale.
Ils ont la possibilité de nourrir leur âme avec la nourriture, des collations saines et nutritives, dans un décor enchanteur où se trouve aussi l’accès à la zone thermale (spa et sauna).
Et si la retraite postnatale était perçue comme une grosse doudou enveloppante plutôt qu’un service de luxe?
Et si la retraite postnatale était l’occasion de s’arrêter et de créer un mini-village autour de soi?
Pour en savoir davantage sur les séjours postnataux : https://www.lefreyja.com
De nombreux ouvrages existent sur le sujet et peuvent contribuer à une meilleure compréhension si vous avez de l’intérêt.
- Les 40 premiers jours de Amely Greven et Heng Ou
- Le quatrième trimestre de grossesse de Ingrid Bayot
- Post-partum : Les hauts et les bas du quatrième trimestre de Valérie Roberts
- Devenir mère : un voyage au centre de soi de Chantale Proulx
- Matrescence de Lucy Jones
- Le postpartum serein de Elise Destannes
- Bien vivre le quatrième trimestre au naturel de Julia Simon
- Mon corps après bébé de Dre Bernadette de Gasquet
- Ceci est notre Post-partum de Illana Weizman
